Todd Orr, un chasseur américain victime d’une attaque d’ours, samedi 1er octobre 2016 dans la Madison Valley, dans l’État du Montana.

L’homme de 50 ans empruntait un sentier à la recherche de signes d’élan en criant régulièrement pour avertir les ours de sa présence, une pratique fortement conseillée dans la région, lorsqu’il a repéré une maman grizzly et ses deux oursons dans la prairie. En voyant le chasseur, la famille d’ours s’est mise à courir pour prendre la fuite mais soudain, la maman s’est retournée et a chargé le chasseur. Ce dernier s’est mis à hurler pour effrayer l’ours et a utilisé du gaz poivré, mais cela n’a malheureusement pas été suffisant pour empêcher l’attaque.

Le chasseur s’est alors recroquevillé au sol pour tenter de protéger son cou et sa tête tandis que la maman grizzly a commencé à le mordre à plusieurs reprises avec une violence extrême. « La force de chaque morsure était comme un coup de marteau avec des dents. Elle arrêtait pendant quelques secondes, puis se remettait à mordre à nouveau. Encore et encore. Après quelques minutes, mais qui semblaient être une éternité, elle a disparu ». Todd s’est ensuite relevé pour se diriger vers le bas du sentier afin de mettre de la distance entre les ours et lui, mais la maman est revenue pour une seconde attaque. « Encore une fois, je me suis protégé la tête et le cou. Elle m’a à nouveau mordu une épaule et les bras. Une morsure sur mon avant-bras a traversé l’os et j’ai entendu un craquement. Ma main a instantanément été engourdie. Un autre morsure à la tête a provoqué une entaille au-dessus de mon oreille. Le sang a jailli sur mon visage et dans les yeux. Je ne bougeais pas. Je pensais que c’était la fin. Elle a finalement touché une artère dans mon cou. Je savais que mes déplacements provoqueraient encore plus de morsures donc je restais immobile, en attendant que l’attaque se termine. Elle arrêta brusquement et se tenait juste au-dessus de moi. Je n’oublierai jamais ce bref instant. Un silence de mort, sauf pour le bruit de sa respiration lourde et reniflant. Je pouvais sentir son souffle dans mon cou. Je pouvais sentir ses griffes. Pendant trente secondes, elle se tenait là, sur moi. Quand arrivera le prochain assaut ? Je ne bougeais pas. Et puis elle a est partie ». Todd avait un pistolet au cours de cette sortie de reconnaissance, mais n’a pas été en mesure de le saisir pendant les attaques. Les médecins ont passé plusieurs heures à recoudre ses blessures, y compris une entaille de 13 centimètres sur le côté de sa tête. « Ce n’était pas mon meilleur jour, mais je suis en vie », a conclu Todd.

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