La corruption est généralisée en Algérie, flagrante sur tous les niveaux et ça ne choque personne, mais l’histoire racontée par le ministre du commerce, Bakhti Belaïb, devant les journalistes et les caméras des télévisons, lors d’une conférence de presse qu’il a animé ce mercredi 21 septembre, laisse les observateurs perplexes devant la gravité de la situation.

En effet, Bakhti Belaîb raconte le cas d’un importateur «qui a des épaules (Ktaf en arabe algérien, NDLR)», qui a fait pression sur son ministère pour autoriser l’opération d’importation des «pièces qu’on ignore totalement l’origine» dit-il.

« Des cargaisons qui n’étaient pas homogènes. Il y avait des pièces détachées pour véhicules dont on ignorait totalement l’origine. Donc on a dit non ! »

L’importateur est allé jusqu’à menacer les services du ministère suite au refus de ces derniers d’autoriser l’opération « Il les a menacés en disant : je vais faire rentrer ces produit coûte que coûte » raconte le ministre avant d’avouer que l’homme a dit vrai «les conteneurs ont quitté le port» affirme t-il.

Cette histoire dévoilée par le ministre du commerce en avouant son incapacité de stopper le baron, nous enseigne sur le gravité de la corruption qui a gangrené toutes les structures de l’Etat algérien commençant par le sommet.

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