L’échiquier politique algérien change de formation et les clans se régénèrent selon les derniers rapports de forces au sommet de l’état. Des changements qui remontent à la surface après le discours de Amar Saâdani, secrétaire général du Front de Libération Nationale (FLN).

Contrairement à Ahmed Ouyahia, le président du parti Tajamou Amel El Jazaïr (TAJ), Amar Ghoul n’était pas si prudent dans sa réaction aux propos de Amar Saâdani dans lesquels il s’est attaqué à l’ancien patron du Département des renseignements et de la sécurité (DRS), Mohamed Meiène, en l’accusant de vouloir déstabiliser le pays et œuvrer dans l’intérêt de la France.

Amar Ghoul s’est attaqué au SG du FLN, sans le citer nommément et a critiqué son discours à travers lequel il a porté de graves accusations contre l’ancien chef du département du renseignement et de la sécurité, Mohamed Lamine Mediene, Abdelaziz Belkhadem, ainsi que les ex-officiers de l’armée française.

Lors d’une conférence de presse tenue au siège national de son parti, sis à Aïn Allah (Alger), Amar Ghoul accuse Amar Saâdani de vouloir «attiser le feu la fitna» dans le pays. «Les partis politiques qui s’attaquent à des personnalités et qui remuent le passé sont des perturbateurs. Ils veulent semer la zizanie et déstabiliser le pays», a-t-il déclaré, avant de rajouter «Nous n’avons pas besoin de règlement de compte, mais de solutions concrètes pour améliorer la situation socio-économique du pays».

Amar Ghoul plaide pour une moralisation de la politique «Il est urgent de s’éloigner des discours provocateurs et de conjuguer nos efforts pour faire face aux dangers qui guettent notre économie, notamment, avec la chute des cours du pétrole», plaide t-il.

LAISSER UN COMMENTAIRE