Le ministre des affaires religieuses et des Wakfs, Mohamed Aissa était l’invité de la chaîne 3 francophone de la radio algérienne.

Reçu par Souhila hachemi dans son émission «invité de la rédaction», Me. Mohamed Aissa a plaidé contre le sectarisme et pour le retour vers le référant religieux algérien en combattant toutes les nouvelles pratiques importées de l’orient et qui risquent de créer un conflit similaire à celui du moyen orient.

Mohamed Aissa pense que la seule solution pour «immuniser l’Algérie» est de faire un rempart contre toute tentative d’exporter les conflits sectaires du moyen orient en Algérie, en revenant à l’origine religieux algérien.

Pour le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, quoi que le « radicalisme religieux » soit devenu une menace relevant du passé, l’Algérie est toujours en phase de prévention contre ce phénomène, dont il rappelle qu’elle a eu à subir dans sa chair ses violences, « de manière expérimentale », durant les années 90.

Afin de contribuer à prévenir la résurgence de celui-ci, M. Aissa fait état de la création de caravanes culturelles et cultuelles, chargées de sillonner les diverses régions du pays, mais aussi d’approcher la communauté algérienne établie à l’étranger pour l’« immuniser » contre les tentatives de radicalisation.

Cependant, même si les mosquées sont complètement immunisées contre les invasions religieuses étrangères, selon le ministre, il dit enregistrer un retard dans le contrôle des écoles coraniques. «Depuis deux années, des écoles coraniques privées ont vu le jour sans l’agrément de l’Etat», déclare le ministre dont les services ont recensé pas moins de 139 écoles privées non agréées. «Nous avons détecté 139 écoles privées, nous en avons fermé certaines qui sont d’obédience radicaliste déclarée, ainsi que d’autres dédiées au prosélytisme chiite, et nous appelons les autres à se rapprocher de l’administration et du ministère des Affaires religieuses pour être en conformité avec la loi et la réglementation.»

Mohamed Aïssa indique que les associations ou les hommes d’affaires ayant ouvert des écoles privées coraniques n’ont demandé ni l’autorisation du ministère de l’Intérieur ni celle des Affaires religieuses. «Je n’ai autorisé, ni mon prédécesseur d’ailleurs, aucune école coranique privée. Ces écoles autoproclamées établissements indépendants sont tenues de se conformer à la loi et l’aval de l’administration passera par une analyse des programmes, le profil des enseignants et leur statut.»

Avec Journaux

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