A woman walks at the new solar power plant "Gemasolar" the day of its inauguration in Fuentes de Andalucia, southern Spain October 4, 2011. REUTERS/Marcelo del Pozo (SPAIN - Tags: ENERGY ENVIRONMENT BUSINESS SOCIETY TPX IMAGES OF THE DAY)

Une véritable avancée que l’Algérie marque dans le domaine des énergies renouvelables. En effet, la première centrale solaire  algérienne 100%  d’une capacité de 1 MW sera prochainement lancée.

C’est la nouvelle ville de Boughezoul qui abritera la centrale qui sera réalisée en partenariat entre le Centre de développement des énergies renouvelables (CDER) et le groupe privé national Condor, a-t-on appris, hier, du directeur du CDER.

 

Selon le Pr. Yassaà Noureddine, le projet bénéficiera d’une offre d’accompagnement proposée par le CTCN (Climate Technology Centre & Network), organe de transfert de technologie et de renforcement des capacités des pays en développement, sous l’égide de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements climatiques. « L’objectif ciblé est de permettre à l’Algérie de capitaliser l’expertise nécessaire à l’émergence d’une forte industrie du renouvelable à travers des entreprises spécialisées, tout en intégrant les compétences locales dans l’ensemble du processus d’étude et de conception », a indiqué à l’APS le Pr. Yassaà, lors d’un workshop dédié au volet technique du projet en question, réunissant tous les partenaires concernés. Il a ajouté que cette centrale photovoltaïque d’une capacité d’un mégawatt sera réalisée, dans le cadre d’un partenariat public privé (PPP) avec le Groupe Condor, qui a déjà intégré le domaine des énergies renouvelables à travers l’unité des panneaux photovoltaïques inaugurée, en 2014, à Bordj Bou-Arréridj par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal.

Les participants à ce workshop sont représentés par des chercheurs du CDER, des chercheurs et cadres techniques du Groupe Condor, et des experts néerlandais venus assister leurs homologues algériens dans le cadre d’un accord signé entre les deux pays (Algérie – Pays Bas), portant sur un échange d’expertises dans le domaine de la recherche scientifique et le développement technologique des énergies renouvelables.

Ces experts issus du Centre de recherche néerlandais (ECN) assureront un accompagnement technique au projet. Selon le Pr.Yassaà, il s’agit là de la première expérience du genre, qui sera lancée par l’Algérie, qui a déjà fait appel à des entreprises étrangères pour la réalisation de 23 centrales photovoltaïques, entre 2014 et 2016. Ce projet permettra à des entreprises algériennes, a-t-il dit, « de se lancer plus tard, en solo, dans de telles réalisations, après ce projet pilote ».

D’où l’importance stratégique dévolue à cette future centrale qui apportera au chercheur algérien la maîtrise nécessaire pour ce type de technologie. Une maîtrise qui s’avère impérative pour la concrétisation de l’important programme énergétique mis en place par le gouvernement algérien, jusqu’à l’horizon 2030.

Pour l’adjoint du président-directeur général du Groupe Condor, Benhamadi Boualem, l’importance de ce projet réside dans le fait que le « marché des énergies renouvelables est très prometteur, en l’absence actuellement d’une entreprise algérienne capable de réaliser une centrale photovoltaïque ». Affirmant, en outre, la « totale disposition du Groupe Condor à intégrer le domaine des énergies renouvelables », il a souligné que l’unité des panneaux photovoltaïques de Bordj Bou-Arréridj assure une production annuelle de 75 mw, avant d’inviter le gouvernement à « impliquer son groupe dans le projet national de réalisation de centrales photovoltaïque d’une capacité globale de 12.750 mw à l’horizon 2030, contre seulement 433 mw, actuellement ».

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