Après son accolade avec Tliba, Kateb Amazigh s'explique
Après son accolade avec Tliba, Kateb Amazigh s'explique

Après la polémique provoquée par son accolade avec le député controversé Baha Eddine Tliba lors de la cérémonie de remise des prix du festival du film méditerranéen à Annaba, le chanteur Kateb Amazigh a tenu à s’expliquer dans un message publié sur sa page facebook. 

Le leader du groupe Gnawa Diffusion a en effet tenu à apporter des éclaircissements suite aux nombreux reproches qui lui ont été adressés après son accolade avec Baha Eddine Tliba, qui avait provoqué le buzz sur les réseaux sociaux. « J’ai reçu un prix pour le film que je défendais. La personne qui a été chargée de me le remettre c’est Baha Eddine Tliba. J’ai accepté ce prix et je lui ai serré la main. ensuite j’ai déclamé avec le public un poème qui dénonce les abus de ce pouvoir corrompu . Tous les officiels qui étaient présents (ministre, wali, chef de la gendarmerie etc…)ont entendu une salle entière leur dire ce que nous pensons d’eux. » a écrit le fils de Kateb Yacine qui estime être victime d’une campagne de désinformation, « cela a très peu été rapporté par la presse – services aux ordres et en désordre , ou alors de manière succincte et en moins d’une ligne. » a-t-il poursuivi.

« Qu’est ce que cela aurait changé si j’avais refusé de serrer sa main ou refusé le prix? Pas grand chose à part une irrévérence ponctuelle stérile et puérile, un non événement qui ressemble à de l’engagement mais qui n’en est pas. Pour moi cette attitude ressemble à du nifaq (Hypocrisie, NDLR); ça reste une attitude et rien de plus un peu comme ceux qui portent une gandoura blanche pour paraître pieux et camoufler leur noirceur.  » a également expliqué Kateb Amazigh, s’adressant à ceux qui lui ont reproché d’avoir accepté de recevoir son prix des mains du député controversé.

« Quand on a un ennemi il faut savoir le respecter pour ce qu’il est ; un être humain d’abord . Quand on est dans un combat on côtoie son ennemi . On lui parle et on l’écoute, et surtout on le combat sur tous les plans y compris dans le domaine des bonnes manières, pour lui montrer qu’on n’a pas de leçon de savoir vivre à recevoir de ces bourgeois larbins que l’Algérie oubliera très vite. Cela ne veut absolument pas dire qu’on abdique.
Lorsque 2 boxeurs s’affrontent ils se saluent avant. Dans un duel à mort les duellistes se saluent. lorsque Staline a signé une entente cordiale avec Hitler , il lui a aussi serré la main. Cela ne l’a pas empêché de l’écrabouiller le moment venu… » a-t-il également souligné.

Rappelons que les images de Kateb Amazigh échangeant une poignée de mains chaleureuse avec le député Baha Eddine Tliba ont provoqué un tollé sur les réseaux sociaux, des internautes ont notamment reproché au fils de Kateb Yacine d’avoir accepté de recevoir son prix des mains de ce député qu’il a pourtant très souvent critiqué.

 

1 COMMENTAIRE

  1. C’est dommage d’avoir annoncé par un titre accrocheur un mensonge. Vous qui nous avez habitués à beaucoup de professionnalisme. Exigez de vos correspondant plus de rigueur.
    bonne continuation et essayez d’expliquer cela à vos multiples lecteurs assidus dont je fais partie.

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